Réécouter l'interview de Claude et Jean-Louis sur Rdwa !

Les rencontres de Die, c’est parti !

Là où le mot « rencontre » prend tout son sens.

 

« On doit être un peu fous ! » lance Anne Tesson, « nous travaillons une année entière pour préparer cet événement ».

Le coup d’envoi est lancé, la chaleur humaine prend le dessus alors que le froid hivernal arrive. Les bénévoles, après avoir suivi une journée de formation au Martouret dimanche dernier, s’activent dans la salle polyvalente. On rend la salle accueillante, on y cuisine, on y aménage les espaces et ce, depuis lundi.

« C’est une vraie fourmilière très sympathique qui œuvre » dit Claude Veyret, co-organisateur de l’événement, commentant le fonctionnement organique de ce temps fort. Certains bénévoles arrivent de Belgique : « On a entendu parler des ‘Rencontres’ à Bruxelles » racontent Estelle et Raphaël.

 

Lors des préparatifs, les organisateurs insistent bien sur le fait de prendre soin de soi et des autres afin de ne pas se laisser submerger, car les rencontres sont « un événement intense qui peut vite nous laisser à plat ». Les bénévoles sont invités à se ménager en s’écoutant. Leur formation au Martouret était surtout consacrée à cette prise de conscience. Cela fait partie de l’écologie que l’on appellera « personnelle ». Savoir être à l’écoute et se respecter soi-même pour mieux être en société. C’est une des grandes valeurs de l’association « Ecologie au quotidien » qui organise depuis 2003 ces Rencontres. Elle apporte un soin tout particulier à mettre en application la théorie des trois écologies, écrite en 1989 par l’auteur Felix Guatarri, qui défend qu’aucune écologie environnementale n’est possible sans l’écologie sociale et mentale. L’écologie commence alors en l’individu, en une prise de conscience nécessaire à la mise en œuvre de projets collectifs. C’est ce qu’expérimente l’association depuis dix-sept ans, et ça marche, à en croire l’implantation et la résonance de cet événement dans le Diois et même au-delà. « Nous avons du public de tout horizon géographique, de toute la France, même de Suisse ou Belgique ». Au fil des années, ce rendez-vous s’étire dans le temps. « De six jours au début, nous doublons maintenant la durée ».

 

Une autre valeur, très chère aux organisateurs, est la parité chez les intervenant(e)s. « Si nous nous cantonnions à internet, nous n’aurions que des intervenants masculins. Nous cherchons davantage dans les livres et travaux de recherches afin de trouver des spécialistes féminines sur les questions qui nous intéressent. Beaucoup de femmes ont fait leur première intervention à Die. »

Les intervenant(e)s, ayant connaissance de ces ‘Rencontres’ les sollicitent de plus en plus. « Nous sommes parfois contactés par divers spécialistes, mais nous prenons le temps d’analyser leur proposition car, en règle générale, nous préférons contacter nous-même les futurs intervenant(e)s. »

 

Le thème de cette année est ‘S’engager ensemble’ « à croire que notre sous-titre était prédestiné » sourit Claude, en rapport à l’actualité des gilets jaunes. Les thèmes abordés sont très divers et Claude grimace quand on parle de tête d’affiche, car pour lui, tout le monde a sa place, et certain(e)s mériteraient d’être davantage reconnu(e)s pour leur travaux.

 

Une dame entre pour réserver sa place pour un atelier : « Je me suis dit que je pouvais venir directement, c’est bien ici pour réserver ? Cela doit être une sacrée organisation pour vous ! » « Oui, et on est très artisanal en définitive » répond Claude Veyret.

L’événement est ouvert à tous et toutes, et se base sur les valeurs de fraternité, confiance, laïcité, parité, tolérance. « Il donne souvent suite à de nouveaux projets suscités notamment par des rencontres au sein des Rencontres » se félicite Claude « et souvent, cela se passe lors des grandes tablées, devenues mythiques ! »

Ainsi fleurit une chorale, un livre de recettes bio, une association d’accueil des migrants.

« Chacun et chacune est ambassadeur(e)s des Rencontres, toute idée est bienvenue. ». C’est ainsi que les initiatives se multiplient et grandissent, insufflées par l’énergie des Rencontres « que l’on ne trouverait pas seul(e). »

 

Les Rencontres de Die en chiffre

17ème édition

140 rdv

12 jours

270 invités

100 bénévoles répartis en 22 commissions

10000 entrées

2 bals folks

4 chorales

33 films

 

Les Rencontres de Die débutent ce vendredi 25 janvier jusqu’au dimanche 3 février 2019. Salle polyvalente de Die (avec de nombreux autres lieux). Inauguration festive au marché ce samedi 26 janvier.

Avec Audrey Pulvar, Pablo Servigne, Riccardo Petrella, Abdennour Bidar, Sophie Bessis, Dominique Bourg,…..et bien d’autres !

 

Propos recueillis le 11 janvier chez Anne Tesson et Claude Veyret, (merci à eux) et le 20 janvier au Martouret.

 

Texte et Photos : Aline Yvain

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